Filière de la banane

Cultivée dans de vastes monocultures, la banane est le fruit le plus exporté au monde. 75% du marché mondial est détenu par cinq multinationales qui maitrisent pour la plupart la filière de A à Z (bananeraies, flotte de bateaux…).

La situation est bien connue : durant des décennies, le secteur de la banane en Équateur fut dominé par des sociétés de bananes conventionnelles de production telle que Noboa (marque Chiquita) et Dole. Il est affligeant de se dire qu’aujourd’hui nous achetons toujours majoritairement des bananes conventionnelles.

Pourtant, le secteur de la banane conventionnelle cause d’importants problèmes environnementaux. Les fumigations aériennes dont les retombées dépassent largement les limites des bananeraies, affectent les zones habitées, les écoles, les maisons individuelles et les autres cultures. Les bananeraies occupent de vastes étendues de terre et détruisent tous les écosystèmes intermédiaires et tous les autres types de cultures. La surexposition des ouvriers aux pesticides n’est pas sans conséquence sur leur santé. Des études démontrent qu’ils sont le plus souvent touchés par des maladies dermatologiques, des troubles neurologiques, des tumeurs et signalent de nombreux cas de stérilité. De plus, l’industrie de la banane n’est pas la dernière à exploiter de la main-d’œuvre bon marché. Par exemple, en Équateur, les travailleurs peuvent travailler jusqu’à 14h par jour pour 4,56$, faute de respect de leurs droits …

La culture de la banane biologique

Sa culture est délicate et demande une parfaite maîtrise pour obtenir seulement une petite récolte. En effet, un bananier donne un seul régime. À la récolte, le pied mère meurt, mais lui survivent des ramifications latérales qu’il a préalablement émises, assurant la pérennité de la plante. Le régime, une fois séparé, est lavé pour le débarrasser de la poussière et des impuretés, puis est coupé en « clusters » (5 à 7 bananes). Après séchage, les bananes sont traitées avec un produit naturel pour favoriser la cicatrisation, puis disposées dans des caisses de 18 ou 14 kg. Le bananier compte de nombreux ennemis : insectes, champignons, virus, bactéries. Contrairement au conventionnel, le bio interdit toute utilisation de produits chimiques de synthèse. Des moyens plus naturels sont mis en œuvre pour limiter ces traitements: rotation culturale, jachère, utilisation d’engrais naturels, protection des plantes, lutte biologique, élimination des feuilles contaminées… Le seul produit autorisé dans la culture biologique est appliqué lors de la récolte. Il s’agit du citrex, produit naturel extrait de pépins de citron et de pamplemousse, facilitant la cicatrisation de la couronne au point de coupe.

Le mûrissage

Arrivées encore vertes dans les pays consommateurs, les bananes sont acheminées vers des mûrisseries. Elles y séjournent 4 à 6 jours. Le processus de mûrissement se déclenche par la diffusion d’éthylène et par l’augmentation progressive de la température de 13 à 17 °C. Pendant cette phase, l’amidon contenu dans le fruit se transforme en sucre et la banane prend sa couleur jaune. A leur sortie, les bananes sont triées en fonction de leur couleur. Chaque couleur correspond à l’un des six stades de mûrissage, ce qui permet de proposer un fruit dont le stade de maturité est adapté aux besoins de chaque marché. La coloration la plus demandée est de 3,5 («tournant», entre vert et jaune).

Les variétés biologiques

En bio comme en conventionnel, la plus consommée est la « Cavendish » – la banane dessert par excellence, originaire de République dominicaine, Pérou, Colombie et Équateur. La « Plantain » quant à elle, est une banane à cuire, peu sucrée est à consommer bouillie ou en friture (origine : Équateur, Martinique…)

Atouts nutritionnels

Fruit sain et particulièrement énergétique, la banane répond bien aux besoins des enfants et des sportifs. Avec un excellent apport en glucides (23 g de glucides pour 100 g de fruit), la banane facilite la récupération après l’effort. Elle est aussi riche en vitamines A, B et C, en calcium, potassium, phosphore, fer et magnésium. Contrairement aux idées reçues, la banane ne fait pas grossir, car elle est très pauvre en matières grasses (0,5 g pour 100 g). En fait, 100 g de bananes contiennent autant de calories que 100 g de yaourt aux fruits. Riche en fibres, la banane facilite le transit intestinal. Très mûre, elle a même des vertus laxatives. La banane possède aussi des vertus apaisantes pour la peau. Ainsi, pour atténuer la douleur causée par une légère brûlure, vous pouvez appliquer dessus la face interne d’une lamelle de pelure de banane.

SOURCE :

http://www.equicosta.com/

http://www.biolineaires.com/


Parse error: syntax error, unexpected T_STRING in /home/assoqu5/public_html/wp-content/themes/theme1459/comments.php on line 32